Le monde est une fleur. Respire-la et passe-la à ton ami

12 mai 2012

Ohé, ohé matelot

Photo 020Je viens de terminer la dernière couture de la version enfant de Gathering Stripes, de Veera Välimäki.

Elle donne bien, hein, comme ça : dans l'herbe, non ?

J'ai choisi de faire cette marinière en couleurs acidulées, avec du fil "Idéal" de Bergère de France, rapporté de notre mission commando à la filature le mois dernier.
Les coloris sont "citronnier" pour la couleur principale (un vert anis, "chartreuse", dirait Lino, "Anis" dis-je. Eh oui, nous n'avons pas les mêmes valeurs ...) et belladone pour la couleur contrastante (un mauve clair).
J'ai utilisé du "Pavot" (rouge-rouge) pour l'interieur des ourlets. C'est une coquetterie car bien sûr ils ne se voient pas, mais c'est pour rappeler les petits boutons en forme de pomme.
J'ai cousu lesdits boutons à la fois à l'extérieur et à l'intérieur du col. Encore une coquetterie. J'ai aussi fait un rappel au bas du pull.

Je ne suis que moyennement contente du résultat. Je trouve que le tout est trop long, et n'a pas de forme flatteuse. C'est une taille 4 ans. Peut-être aurais-je dû le faire moins long et plus large.

Trêve de bavardages, voici ce que ça donne.

D'abord la vérification de l'oeuvre par l'intéressée ce matin. Première remarque, somme toute importante : il manque une manche !

1 manche 2 manches
Ah non : la voilà. Ouf !

 

Photo 022

Bon, maintenant il est grand temps que je me remette au gilet pour Gabuzhom. 
... Quoi que, j'ai bien besoin d'un petit cardigan rouge, moi ! 

(Elle est belle, ma rhubarbe, non ?)

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10 mai 2012

Sister

sisterDernière lecture en date : Sister de Rosamund Lupton.

Une Anglaise expatriée à New-York et à la vie bien rangée reçoit un coup de fil de sa mère : sa jeune soeur est portée disparue depuis plusieurs jours. Elle prend alors le premier vol pour Londres, afin d'épauler sa mère, et d'aider la police à retrouver sa soeur. Très vite, elle aura l'impression d'être la seule à réellement vouloir connaître le fin mot de cette histoire, et ne trouvera pas d'autre soutien que l'écriture d'une lettre à sa soeur.

J'ai eu un peu de mal à plonger dans ce livre, que j'ai lu en version originale. Je ne sais pas trop pourquoi j'ai éprouvé quelques difficultés. Bien sûr, il me manquait quelques clés de vocabulaire, mais en général ça ne me dérange pas plus que ça. C'est peut-être juste parce que j'ai mis du temps à accepter que le fond de l'histoire est moins important que la forme, les sentiments dégagés par ce qui est écrit dans la lettre.

Enfin bref, après quelques pages d'hésitation, j'ai plongé tête baissée dans cette longue lettre de Béatrice pour sa soeur Tess. Celle-ci retrace ses espoirs, ses peurs, ses regrets et sa solitude. On verra combien les certitudes de toute une vie peuvent s'écrouler comme un château de carte quand on sait qu'une personne aimée est en danger.

Il m'est difficile de parler plus longtemps de l'histoire sans déflorer l'intrigue, alors je peux me pencher sur le style.
Une longue lettre, donc. Béatrice est en train de décrire à sa soeur les rendez-vous auprès des autorités, pendant lesquelles elle témoigne sur ce qui est arrivé à sa soeur, sur l'enquête qu'elle a menée seule, et sur les conséquences de celle-ci. On navigue sans cesse entre le moment présent, dans les bureaux officiels, et le passé, plus ou moins lointain : l'enfance, la vie à New-York, les recherches ...

Joli livre, donc, dont je ne saurais vraiment dire s'il est policier ou sentimental.

Aussitôt fini, aussitôt prêté. J'ai vu que l'auteur avait écrit un nouveau roman en 2011 : Afterwards. La critique semble bonne, je mets ça dans ma liste des "livres à livre" !

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08 mai 2012

Week-end jardinage

coucouPour toi, mon fan, qui crois que je suis uniquement une déesse des aiguilles, qui façonne de splendiiiides habits de laine zé de tissus, saches que tu te mets le doigt dans l'oeil jusqu'au coude : je suis aussi super efficace avec une tronçonneuse miniature (que nous nommerons ici sécateur). 
... à l'extérieur tout du moins. 

Bref, aujourd'hui nous parlerons jardinage.

Après un début de printemps que nous qualifierons de bizarre avec un début beau à en faire péter le barbeuk fin mars-début avril, suivi de plusieurs nuits de gel, plusieurs des locataires de mon jardin ont pris une grande claque : mes coeurs de Marie et mes hostas sont devenue bouillie et mes rosiers ont cramé, mais repartent timidement de leur base.

Quant à mes bambous en bac, qui ont tout de même survécu à plusieurs hivers plutôt costauds, ils ont carrément passés de vie à trépas. Je n'ai pas encore eu le courage de les virer parce que je vois encore quelques timides pousses vertes, mais aucun bourgeon. A cette époque, ça n'est pas normal. En plus, je viens de balayer et de laver la terrasse, et la tonne de feuilles mortes que j'ai affronté me motive assez pour en finir rapidement avec les trois coupables.

Toujours est-il que, comme d'habitude, je n'ai pas attendu les sacro-saints-de-glace, et j'ai profité de ma journée de congé d'hier pour aller acheter des plantes à l'attelier protégé de l'APF de Saint Julien les Metz.
A savoir si tu cherches un lieu de perdition niveau jardinage, mon fan : tu risques de t'évanouir de bonheur si tu vas là-bas. Il y a un choix intéressant, et les prix défient toute concurrence. En plus l'attelier protégé emploie des personnes en situation de handicap, et leur permet de travailler, d'avoir des objectifs dans les tâches à accomplir, éventuellement de conseiller les visiteurs et, ce qui ne gâte rien, à gagner des sous ! Bref, j'aime avec un grand M !

Voilà ce que j'ai acheté. Je jure que je me suis beaucoup retenue, et que je ne suis pas restée plus d'une heure et demie (heureusement qu'ils n'ont que deux serres !). J'en ai eu pou 70€ environ. Il y a 52 plantes et du terreau.

APF

Regarde donc, mon fan, dans quel état était mon jardin hier matin :

Potager nu 
Les fraises et la rhubarbe ont pris possession des lieux. Et dire que j'ai arraché ces fraises pendant des heures pour obtenir deux belles rangées... SI, JE LE JURE ! 

terrasse bois 1 terrasse bois 2
Et voici la "petite terrasse", avec l'abris à bois, et surtout mes pauvres bambous.

Après quelques heures de gratouillage dans la gadoue (mmmh !) de longues discussions avec les vers de terre peu bavards mais très attentifs, j'ai planté des fleurs dans mes pots, mes suspensions, j'ai même placé des annuelles à côté de mes deutzias et mes lavatères tous neufs (j'étais partie pour ne pas avoir d'annuelles cette année, et puis ma volonté de fer étant ce qu'elle est, hum ...), puis je suis passée aux plantes qui se mangent : 8 plants de tomate alternés avec du basilic, 8 plants de courgette (dont un immédiatement sacrifié par les doigts vengeurs de Gabuzette. Grrr !) et des tomates cerises au milieu des (futures) fleurs. Il ne restera plus qu'à planter les haricots à notre retour de vacances et tout ça sera suffisant pour le famille Gabu.

potager plante 1 potager plante 2 
Dans l'ordre, nous avons des courgettes diamant, rondes, jaunes, diamant, rondes et jaunes.
Ensuite, des tomates andine cornue, coeur de boeuf, St Pierre, Marmande, Montfavet, coeur de boeuf et marmande, le tout intercalé avec du basilic grand vert. J'ai déplacé la sauge de l'autre côté du mur de la maisonnette (la sauge est très envahissante. J'ai déplacé toute la motte) et j'ai planté à côté le plant de courgette qui me restait sur les bras (rondes) mais là où il est placé je ne crois pas trop à sa survie.

terrasse f 1 terrasse f 2
OK, les photos aussi m'incitent à abréger les souffrances de mes bambous.
Nous observons le pauvre plant de courgette assassiné par Gabuzette que Gabuzhom a tenté de replanter. 

bordure

Voici ma mixed bordure improvisée avec feuillage, buissons, fleurs montantes, couvre-sol, ET tomates cerise (tout près du BBQ, il n'y a pas plus direct pour les apéros d'été !)


yapluka

On n'attend plus que le retour du printemps, pour de bon je veux dire, pour que les couleurs éclatent.

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28 avril 2012

Nouveau dealer

Avis aux tricoteuses messines : j'ai trouvé un nouveau dealer de fils à tricoter !

Il s'agit de la mercerie Fantaisie Frivolité, située au 53 rue de la Chapelle, à Metz, au Sablon.

J'y suis allée pour acheter des boutons pour la marinière que je suis en train de faire à Gabuzette, et j'ai pu voir le petit stock de fils de marque Rico ('connaissais pas).
Il n'y a pas toute la gamme, et pour l'instant il y a surtout des fils fantaisie, mais les cotons mercerisés m'ont tapé dans l'oeil. Les prix me semblent assez intéressants. Par exemple, le coton Essentials, qui a un échantillon de 22 mailles en aiguilles 3 mm et qui fit 130 mètres, est vendu dans les 3,40€ (de mémoire).
J'ai trouvé un magnifique rouge coquelicot comme je recherchais. Hélas, j'ai déjà acheté autre chose.
La dame m'a dit que la marque était allemande, et de bonne qualité, surtout pour les fils classiques. Les fantaisie (écharpe à froufrou etc.) sont un tout petit peu moins réguliers, mais leur tenue au lavage est excellente.

A noter pour celles qui ne sont pas libres les premiers samedis du mois pour se rendre au tricot thé de Metz (ou pour les shootées indécrotables qui se retrouvent en manque d'un mois à l'autre) : la mercière propose des ateliers tricot gratuits, le mardi de 14h30 à 17h00.

J'étais déjà allée dans cette mercerie il y a plusieurs années, et j'avais été très mal accueillie. La propriétaire a changé en octobre dernier, et le changement est radical.

La dame m'a aussi demandé ce que je pensais de la marque Drops car elle était intéressée, à un moment, pour la vendre, mais elle ne s'était pas lancée car elle ne connaissait pas la qualité des fils. Je n'en ai encore jamais tricoté, donc je n'ai pas pu lui donner mon avis, mais si la demande est là, je pense qu'elle est prête à s'adapter.

Avis aux amatrices, donc ...

Posté par Gabuzomeuh à 13:22 - - Commentaires [7] - Rétroliens [0]
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23 avril 2012

Visite de Bergère de France

bdfJeudi a eu lieu la transhumance du tricot-thé de Metz.

Nous étions cinq à partir pour Bar-le-Duc, en vue de visiter la filature de Bergère de France.
Dans la voiture, Agnès, Julie, CamounJazz et Petra m'ont servi d'auto-radio et de GPS, et le trajet sous la pluie a semblé moins long. L'histoire ne dit pas si elles ont finalement apprécié le confort tout tchèque de ma nouvelle voiture, mais ma conduite pleine de testostérone, les a bluffées, j'en suis certaine ... ;o)
Deux bonnes heures de routes dans ces conditions, tout de même !

Nous avons bien pensé aux autres nénettes du tricot-thé qui n'ont pas pu venir, et tout spécialement à Pelsa qui était à deux doigts de venir, et qui a eu un empêchement à la dernière minute.

 

C'est moi qui ai été à l'origine de cette visite, pourtant, maintenant je peux avouer que je ne suis pas du tout fana de cette marque de fils à tricoter, mais je suis adepte d'éco-tourisme, et je trouve aussi que, pour une tricoteuse lorraine, c'est important de connaître une filature si proche, au renom international. Je pense aussi que ça soutient la production française, quelque part.

La visite en elle-même était intéressante. On suit la fibre depuis sa réception jusqu'à sa transformation, puis la chaine d'expédition des colis "très rapide". C'est vrai que le fait de voir toutes ces machines et tous ces balots de fibre est impressionnant. On a envie de toucher à tout, de palper, de tester ...
Pour plus de precision, regardez le post rédigé par Julie sur le blog du tricot-thé de Metz.
Le tout s'est terminé par un passge d'un quart d'heure au magasin d'usine.

Dois-je préciser que nous avons passé une très bonne journée ? J'ai un peu eu l'impression d'être dans la quatrième dimention : vous vous rendez compte ? une jouyrnée de congé prise spécialement pour assouvir ma soif de tricot, entourée de quatre autres shootées, prêtes à faire un tas de kilomètres rien que pour ça, et (cerise sur le gâteau) sans ma petite Gabuzette ! Surréaliste, je vous dis !

Les photos sont interdites pendant la visite, mais voici un shoot de la dream-team avant/après.

Car bien sûr il y a eu un "avant" : petite bouffe au Patati et patata, resto sympa avec un menu à base de pommes de terre. Cette photo a été prise avant que nous mangions nos gratins aux gésiers confits suivis de leurs coulant au chocolat. Bref, on pouvait encore faire bonne figure.

papati

 

Et bien sûr, il y a eu un "après" : séance d'achat compulsif au magasin d'usine.
Nous avons toutes craqué devant les prix plus qu'attractifs du petit magasin d'usine : les 10 pelotes de laine à 5€, le coton à 6€, et la gamme Origin à 15€.

sacs

Voilà ce que nos achats rendent tous ensemble dans mon coffre de 600 litres : (Les filles, voyons, vous auriez pu en acheter plus vous savez ?)

100_1073

 

Plus précisément, voici ce que nous avons trouvé :

 

CamounJazz est l'heureuse propriétaire de 7 paquets de pelotes, qu'elle aurait normalement acheté 296€ en boutique. Pas mal, non ?

CIMG4106

 

Petra elle aussi a dévalisé la boutique en achetant 7 paquets de fils variés. Cette photo est gargantuèsque, mais je ne suis pas sûre que tout ce stock vive plus qu'un moi ou deux :

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Voilà le résultat de la chasse d'Agnès, pour 36€ au lieu de 245,20€ :

P1030507

 

Et celui de Julie, qui a payé 18€ au lieu de 105€ (notons qu'elle obtient la palme de la plus sage acheteuse, mais elle n'a pas réussi à résister longtemps à l'appel des aiguilles !) :

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Quant à moi je suis finalement partie avec un seul et unique projet derrière la tête : la marinière "Gathering Stripes" de Veera Välimäki, pour Gabuzette. J'aurai maintenant laaaargement de quoi la faire, ainsi qu'une taille adulte pour moi même, si j'en ai envie. (D'ailleurs au moment où j'écris ces lignes, la marinière est déjà bien avancée.)
J'ai donc acheté 10 pelotes d'Idéal citronnier, 10 pelotes d'Idéal cendre, 10 pelotes d'Idéal belladone, et 22 pelotes de perfection grue (il y avait finalement 11 pelotes par sac pour cette qualité).
Un total de 52 pelotes pour 30€ (au lieu de 178,68€ si acheté dans le commerce).

P1030507

 

En plus de tout celà, nous avons eu droit chacune à de petits cadeaux. Pour ma part, j'ai eu le superbe pin's tricot, un porte-clef bobine, et un doudou mouton qui a été à mon grand étonnement tout de suite adopté par Gabuzette et élevé au rang #2 des doudous (Mignain étant tout de même indétrônable). C'est bien clair, je n'ai même pas eu le temps de le prendre en photo !

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20 avril 2012

Jeu pour les couturières

Le nouveau livre Guide de couture à la surjeteuse et à la recouvreuse : des livres à gagner ici !

Je ne possède pas ce genre de machines, et je me tâte, je me tâte pour en acheter. En gros, les jours pairs je pense que ce genre d'outils m'est indispensable, et les jours impairs je trouve qu'en acheter serait une grosse bêtise.

Ce genre de livres pourrait sans doute m'aider à fixer mon choix.

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16 avril 2012

Le loup dans la bergerie

9782070304998

A toi, mon fan, qui ne sais pas encore que je suis une fille butée, revêche et détentrice de la seule et unique vérité, à savoir que la littérature scandinave c'est trop nase, hé bien sache que, tel un grand vin, je m'améliore lentement.

CamounJazz m'a prêté Le loup dans la bergerie, de Gunnar Staalesen. Je viens de le lire, et j'ai beaucoup aimé.

Certes, mon inclinaison personnelle à fuir les romans issus de la plume d'une oie conçue au-dessus du 55ème parallèle Nord m'a pourri les premières pages. Je m'arrêtais à tous ces noms de personnages à coucher dehors, je trouvais le style "déjà vu", je guettais la moindre incohérence ... bref, je ressemblais méchamment à une vieille fille irascible qui râle parce que la présentatrice de la météo a une robe d'une couleur indecente. Et cette révélation sur moi-même m'a fait froid dans le dos. Va falloir changer ça vite fait !

Mieux qu'une bonne vieille séance chez le psy : un roman norvégien !

Il faut dire que j'ai été refroidie par deux tentatives le lectures nordiques. L'homme qui souriait, de Mankell et surtout L'homme du lac, d'Arnaldur Indriðason (merci le copier-coller !) qui m'ont laissé un goût pâteux dans la bouche, ainsi qu'une envie subite d'oublier le tout dans une orgie de Prozac. Longs, inintéressants, et déprimants.

Cependant, voyant que Mademoiselle Jazz appréciait très souvent les mêmes livres que moi, je me suis laissée diriger dans une nouvelle tentative.

L'histoire : comme vous le dira la quatrième de couv', un détective privé sera sollicité par deux personnes sans lien l'une avec l'autre pour filler la même femme. Pendant l'enquête, c'est balot : la femme se fait assassiner. 

On est pas mal dans le registre du "tous des cons, et moi le premier" qui semble si cher aux Scandinaves, mais on est moins près du suicide collectif que dans mes précédentes tentatives de lecture nordique. Le personnage principal est somme toute attachant par sa simplicité, son honnêteté et son regard objectif sur le monde.
Le style est assez décalé, pince sans rire, sans être étouffant (même si j'ai trouvé ça un peu too much au début).
Un détail qui n'a pas été pour me déplaire : je n'avais pas prété attention à l'année à laquelle avit été écrit ce roman. Au fil des pages l'époque se marque : le narrateur avoue le luxe de posséder le téléphone chez lui ET à son bureau, et la riche femme suivie a une magnifique Opel Kadett. Le livre a été écrit en 1977 et j'ai été peu à peu plongée dans un décort de Starsky et Hutch.

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13 avril 2012

Une surprise pour Papy Lulu

Papy Lulu et Mamie Lélette nous rendent visite pendant une semaine. A cette heure-ci, ils doivent être sur la route.

Mercredi, Gabuzette a préparé une surprise pour son grand-Père. Eh oui, chacun son tour : Mamie a déjà un collier de pâtes.
Elle a dessiné une grosse araignée et a mis son dessin sur l'oreiller de Papy. Elle espère bien que celui-ci aura un petit peu peur quand il voudra aller se coucher !
 

Notez l'imitation très virile du Papy qui crie, et la prononciation toute trois-ans-èsque de "poisson d'avril". (D'un autre côté je ne savais même pas que ma fille savait qu'on faisait des blagues en avril ...)

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12 avril 2012

Etonnant, non ?

La nomophobie ou l’angoisse liée à la perte
de son téléphone portable

Le terme est apparu en 2008 au Royaume-Uni. La nomophobie contraction de « no mobile phobia » touche principalement les accros aux réseaux sociaux qui ne supportent pas d’être déconnectés. Une étude anglaise menée en février dernier auprès d’un millier d’utilisateurs de mobiles révélait que 66 % d’entre eux se disaient « très angoissés » à l’idée de perdre leur téléphone. La proportion atteint 76 % chez les jeunes de 18-24 ans, selon ce sondage réalisé par l’entreprise de solutions de sécurité pour mobile SecurEnvoy. Quelque 40 % des personnes interrogées indiquaient en outre posséder deux téléphones. Le phénomène se serait amplifié avec l’arrivée des smartphones et des forfaits illimités. « Chacun a accès à une panoplie de services : Où suis-je ? Y a-t-il des restaurants à proximité ? J’achète mon billet de train pour ce week-end, je planifie ma soirée, etc. », résume Damien Douani, expert en nouvelles technologies de l’agence FaDa interrogé par l’AFP.

Selon un sondage en ligne réalisé en mars par la société Mingle auprès de 1 500 utilisateurs, 22 % des Français avouent qu’il leur est « impossible » de passer plus d’une journée sans leur téléphone portable, un pourcentage qui grimpe à 34 % chez les 15-19 ans. Ils sont 29 % à indiquer pouvoir se passer de leur téléphone plus de 24 heures « mais difficilement » - 49 % estiment qu’ils y arriveraient « sans problème ». « On peut comprendre que les gens soient accros à leur smartphone car ils ont toute leur vie dedans, et si par malheur ils le perdent ou qu’il est en panne, ils se sentent totalement coupés du monde », souligne l’écrivain Phil Marso, organisateur depuis une dizaine d’années des Journées mondiales sans téléphone portable les 6, 7 et 8 février de chaque année. Damien Douani parle d’une « extension du domaine de l’addiction ».

› Dr L. A.

 du 10/04/2012
 
 
Personnellement, je suis loin d'être concernée. J'ai un mobile fantôme, qui souffre de dénutrition électrique chronique, et mon répondeur est le plus fidèle ami de mes interlocuteurs. Souvent je mets un temps à regarder les gens qui sont autour de moi avant de comprendre que c'est bien MON téléphone est en train de sonner. Quant à utiliser le reste des fonctions disponibles sur la bête ... Je n'ai pas encore compris l'intérêt d'avoir une fonction "boîte à meuh" sur son mobile.
Par contre, j'avoue que je vis une période de deuil à chaque fois que je dois m'éloigner de mon ordinateur ...

Posté par Gabuzomeuh à 09:38 - - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
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10 avril 2012

Un monde sans fin

ken-follett-un-monde-sans-finJe viens de terminer Un monde sans fin, de Ken Follett.

Après une légère hésitation, j'ai décidé de le lire en français. Hé oui, 1337 pages, ça fait tout de même un peu peur !

Ce (très long) roman historique prend le relais des Piliers de la Terre. Je conseille vivement de lire le premier avant de passer à Un monde sans fin.
L'histoire se passe au XIVème siècle, c'est à dire deux siècles plus tard, toujours à Kingsbridge. Les personnages principaux sont des descendants de ceux qui avaient fait l'histoire du premier roman.

Je vous raconte donc en gros l'histoire des Piliers de la Terre :
Plusieurs familles, aux statuts sociaux très différents, se croisent. Il s'agit de la famille d'un constructeur de talent, mais au chômage, d'une ermite et de son fils, du compte de Shiring et de sa fille, du fils d'un grand bourgeois de Shiring vil et calculateur, et d'un homme d'église aux idées pures et novatrices.
Tout ce petit monde va se mêler, se croiser, se battre et s'aimer. Au centre se trouve la cathédrale de Kingsbridge.

Un monde sans fin commence avec la rencontre de quatre enfants : Merthin et Ralph, les deux fils d'une famille de petits nobles ruinés, Caris, la fille d'une riche marchand de laine (ils descendent tous les trois de Jack le bâtisseur, le constructeur des Piliers de la terre) et Gwenda, fille d'une pauvre famille de travailleurs journaliers.

Tout au long de l'histoire, on suivra ces quatre personnages, et plus principalement Merthin et Caris, éperdument amoureux mais dont l'idylle sera entravée par maints obstacles. 
Le prieuré de Kingsbridge sera l'arbitre de toute l'histoire, car il maîtrise les destins des habitants de la ville. La peste et d'autres aventures historiques ponctueront le tout.

J'ai beaucoup aimé ce livre. En fait, je n'en avais pas eu assez avec les Piliers de la Terre !
Mais comme me l'a dit Madame Bibiche, c'est vrai qu'il n'y a rien de neuf sous le soleil. Follett joue toujours avec les mêmes thèmes : duels homme/femme, laïc/religieux, noble/serf, bon/méchant, altruiste/égoïste, rétrograde/visionnaire ...

En bref : Intéressant, documenté, bien écrit, mais s'il existe une suite, je préfère rester sur ce bon souvenir et je passerai sans doute mon tour.

Posté par Gabuzomeuh à 16:34 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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