Robe lagon
Comme je te l'ai dit, j'étais samedi dernier au marché au tissu qui s'est tenu à Nancy.
J'y ai acheté (entre autres choses) du jersey bleu, vert, turquoise ... disons "lagon", et un autre rose soutenu.
J'avais envie de refaire la robe Vogue V8685.
J'en avais fait une version courte à manches longues, avec du jersey venimeux. Plaisir d'offrir, joie de recevoir : j'ai autant aimé la coudre que j'aime la porter !
Petit rappel des faits :
Cette fois, j'avais envie de faire la version que porte le mannequin sur l'illustration du patron. Je parts dans 10 jours au soleil et, tu comprends, j'ai rien à me mettre !
... Seulement je me suis dit que faire une robe avec un patron déjà connu, dans un tissu sympa à l'imprimé simple à gérer, ça serait bien trop simple.
Décision a donc été prise d'ajouter une sorte de passepoil contrastant un peu partout. Avec mon sens bien personnel de l'évaluation du millimètre al-alouch'. En jersey mou qui bouge.
Quelques sueurs froides ont suivi. J'ai pris des photos, histoire d'immortaliser ce grand moment.
La première pose (en haut) a été assez tâtonnante. J'ai même repris un ou deux endroits, et le rose disparaît même complètement d'un côté. Ça a été bien mieux en bas, mais j'ai préféré ne pas tenter le diable et je n'ai pas répété l'expérience avec la couture du milieu. Ca donne déjà deux résultats différents, trois ça aurait été trop. Disons que ça aura été ma robe d'échauffement !
Sinon, j'ai toujours autant aimé travailler sur ce patron, qui devient mon grand chouchou du moment. Je trouve cette robe très simple à faire (sans cette histoire de passepoil, je pense qu'elle se fait en une demi journée), et la coupe me convient bien.
Il faut dire que si j'aime ce patron, c'est aussi parce qu'on peut oublier la fermeture éclair. Du coup, j'ai carrément coupé les pièces du dos dans la pliure et il n'y a donc pas de couture centrale. Par contre, il faudra que je fasse attention de rallonger la jupe la prochaine fois. Ici, j'ai fait un ourlet roulotté à la surjeteuse, ce qui m'a permis de garder le plus de longueur possible, mais je trouve que c'est tout de même trop court.
Quant au tissu, je l'aime vraiment beaucoup. Comme dirait ma môman, je trouve que la couleur fait ressortir la couleur de mes yeux mon oeil.
Voilà donc le résultat de l'édition du jour.
Ce n'est pas vraiment un bon moment pour sortir dehors en robe d'été du coup tu n'auras pas droit aux photos de ma robe lagon sous le soleil cunésien. Et puis il y a un détail infime (que tu remarqueras peut-être si tu regardes les photos avec attention, au niveau du haut de mon visage) qui m'insite de toute façon à me dire que même si je prenais mes photos demain, elles seraient aussi toutes pourries. Ouaih, je commence à saturer niveau opérations en tout genre ...

Là, je te fais un clin d'oeil coquin
Et maintenant, il me les faut vraiment, ces chaussures roses !!!
Oh, juste quelques trucs ...
Lors de ma petite balade matinale à Nancy avec jolie-soerette, j'ai fait quelques achats.
J'ai trouvé du jersey pour refaire la robe Vogue V8685.
J'avais utilisé ce patron pour faire ma robe de femme serpent. J'ai beaucoup aimé la coudre et je la porte très souvent.
J'ai trouvé les beaux jerseys très chers pour l'endroit : de 20 à 30 € le mètre (et sûrement plus). J'ai failli craquer pour un exemplaire ma foi fort joli, et puis je me suis souvenue du nombre de tissus qui m'attendent dans mon armoire.
J'ai donc simplement acheté l'imprimé turquoise et émeraude à 14 € le mètre et le fuchsia (avec lequel je pense faire du biais pour raviver le tissu bleu) à 9.95 € le mètre.

C'est ici que j'avoue avoir déjà coupé les pièces de cette robe.
Bein quoi : il fait trop moche pour jardiner et j'ai pas encore refini la manche trop longue de mon Shitty summer sweater.
J'ai aussi acheté du jean à 7 € le mètre.
Je compte m'amuser avec cette robe super classique : Burda 8061. Chut ! je ne t'en dis pas plus : c'est une surprise !..
J'ai aussi craqué pour ce coton imprimé à 9.95 € le mètre, en pensant faire une jupe ample et courte.
Je vais utiliser du coton plus foncé pour la taille et le bas.
Enfin, J'ai trouvé des boutons tous jolis tous beaux pour faire un nouveau gilet au tricot. (80 cts pièce.) Horreur, malheur, je pense que je n'en ai pas pris assez (8 seulement).
Alors, dis-moi : devineras-tu où j'ai passé mon samedi matin ?
Shitty summer sweater
Ça y est : j'ai enfin terminé le pull Hey hey, my my ! commencé au début du mois de juillet 2012. (Beau score, non ?)
C'est un pull d'été à longues manches, du coup je l'appelle mon :
Shitty summer sweater
Le pauvre a traîné les défauts :
- Le patron japonais est écrit d'une façon assez fastidieuse à mon goût. Toutes les mailles de chaque rang sont décrites, et on n'apprend pas à faire les points pour ensuite les appliquer à un endroit particulier. (Je ne sais pas si je suis bien claire, ici.) Autre truc bizarre, le compte des mailles était donné avant chaque étape, alors que j'avais l'habitude du contraire (type "maintenant vous devez avoir x mailles").
- Quand j'ai commencé mon pull je ne tombais pas sur le bon nombre de mailles, j'avais des décalages inexpliqués, etc. En fait, je me suis heurtée à plusieurs erreurs dans le patron, alors qu'il avait été testé dans la taille que j'avais choisie. J'ai écrit à la créatrice qui a édité un errata, mais ça démotive pas mal (surtout pour un modèle payant !).
- J'ai choisi le fil Cotton viscose de Drops, qui n'est à mon goût pas adapté au point d'astrakan: il se dédouble beaucoup, mais les tous petits brins qui restent sur l'aiguille ne se cassent pas. Par contre, une fois tricoté, j'aime beaucoup le fil. Il est très doux et vraiment brillant. Le rouge est profond. Je le réutiliserai éventuellement.
- Découragée, je voulais tellement en finir que j'ai fait des erreurs (oui : moi !) par exemple avec une manche plus large que l'autre et un col légèrement tombant d'un côté. J'ai adopté le parti du "j'm'en fous". C'est une première, mais je crois que je vais assumer.
Et puis ce qui devait arriver arriva : j'en ai eu marre et j'ai mis le truc de côté pendant des mois.
Je l'ai repris récemment, après mon opération. J'ai mis beaucoup de temps pour faire la première manche ; la seconde est allée plus vite. J'ai bien le même nombre de rangs, mais, mais, MAIS ... j'ai au moins 3 cm de plus d'un côté que de l'autre. Même après blocage et re-blocage du pull.
Cette fois, c'est clair : un mauvais esprit réside entre ces mailles !
OK, c'est promis, je vais défaire le bas de la manche trop longue et refaire l'ourlet.
Niveau modifications, j'ai fait un trou de serrure très grand, et des manches très longues (surtout à droite ^^) avec 1 dim. tous les 20 rgs. Pour le bas et les manches, j'ai fait des bordures en i-cord. C'est tout.
Des bisous, des câlins !
Victoiiiiiire !
Tchèque : première étape (pointage de bout du nez) : rodgeur !
Oui, il n'y en a qu'un. Mais les autres vont bientôt sortir, j'en suis sûre !
Le polygonum orientale serait donc plus hâtif que le tournesol (rien à déclarer de ce côté-là).
Je ne m'attendais franchement pas à une pousse de cette couleur. J'ai donc bien fait de faire des semis en pots, parce qu'en pleine terre, un machin comme ça aurait vie fait d'être arraché.
A bientôt pour la suite !
Chic ! bientôt des bisous !!!
Mon jardin à moi
Cher fan,
Tu auras compris que je suis dans une période jardinage.
Je ne suis pas très originale : il fait enfin beau, le printemps que nous avons tous attendu nous accompagne enfin avec ses superbes journées, suivies de petites averses, histoire d'arroser le jardin.
Quand je me suis faite opérer, fin février, je me suis dit que la période était idéale : il ferait encore froid quand je ne serai toujours pas valide, puis petit à petit je pourrais sortir sur ma terrasse et profiter des premiers rayons de soleil avec un bon bouquin, façon vieille fille sur son solarium.
Pfff ! quelle déception, cette météo ! Ca ne fait que deux semaines qu'il fait beau. Je n'ai donc pas encore eu le temps de voir la couleur de ma terrasse.
Sauf que ma main ne rebouge pas aussi vite que je l'avais prévu, donc me voilà repartie pour encore quelques semaines d'arrêt. C'est bien foutu, une main ! (Joke inside !)
Entre deux séances de kiné, j'ai donc gratté la terre. Comme les plantes qui poussent le mieux chez moi sont les boutons d'or et les pissenlits (suivis de près par les chardons), le taf a beaucoup consisté à désherber à l'os. Grande frustration quand j'ai constaté que les mauvaises herbes sont plus fortes que mes mains, mais ça aussi c'est de la rééducation, non ?
Je passe vraiment toutes les journées de beau temps dans le jardin. Quand il devine que j'ai un nouveau projet de petite plante dans le coin de la tête, mon mâle dominant prend peur et se voit déjà contraint à bêcher et creuser, mais non, c'est moi qui m'y colle ! C'est un peu comme le tricot : je ne pense à rien en faisant ça et à la fin (normalement) c'est joli.
J'ai donc planté deux ou trois nouvelles choses. Principalement des vivaces, mais aussi quelques annuelles pour accompagner ce qui n'a pas encore beaucoup d'ampleur.
Dans les rangs des nouveaux venus, nous avons deux hostas : un de taille moyenne (el nino) planté sous le forsythia, et un grand (American halo) planté à l'Est, contre la cabane de jardin.
Contre ce mur, il y a aussi un hortensia grimpant. Ma bonne vieille sauge et ma menthe (spéciale pour mes délicieux mojitos maison) complêtent la plate-bande. De l'autre côté de la porte de la cabane, les hémérocalles de la mémée de Mamie Lélette (mon arrière-grand-mère, quoi).
Bon, il reste encore pas mal de boulot de désherbage !
J'ai fait deux expériences étranges : la première, c'est de l'herbe à huître (ou Mertensia Maritima). Si l'herbe à chat attire les chats, est-ce tu penses que maintenant que j'aurai des huîtres dans mon jardin ? Cette huître végétale est surprenante. Si on goûte une feuille, on a l'impression de manger de l'huître. Ce n'est pas un goût d'iode, pas un goût de poisson ni de coquillage, mais vraiment d'huître ! (J'ai découvert cette plante il y a quelques années, aux Jardins fruitiers de Laquenexy.)
La deuxième expérience, c'est un framboisier arctique, qui ne fait qu'une dizaine de centimètres de haut mais qui se répand beaucoup. Il fait de belles petites fleurs roses en début de printemps, puis de gros fruits. Je l'ai planté pour servir de couvre sol "utile", derrière un deutzia et à côté des lavatères. C'est aussi aux jardins fruitiers que j'ai trouvé ce framboisier.
Je crois que c'est la première année où je suis réellement contente de constater que ce qui a été mis il y a quelques années prend vraiment forme.
Mes fruitiers palissés ont été superbes avec leurs belles fleurs. Le cognassier promet d'être de toute beauté dans quelques jours.
Quel bonheur de voir les coeurs de Marie aussi pimpants.
Je trouve que le petit coin de Gabuzette est vraiment coquet. (Mise à part la grosse verrue qu'est son bac à sable, mais il est tellement plus pratique à refermer qu'un bac en bois).
Gabuzette est aussi la propriétaire officielle de LA clématite du jardin (Mrs Chlomondeley), qui sera gentille de recouvrir rapidement son grillage.
J'ai enfin eu l'approbation de Gabuzhom pour faire sa fête au forsythia tout moche. La souche est encore bonne, mais comme il n'a pas été taillé pendant plusieurs années il part vraiment dans tous les sens. Certaines branches sont de vrais troncs, et la moitié sont mortes. En plus il est tout galeux, beurk !
Comme d'hab, c'est un compromis : on ne l'ôte pas tout à fait mais on va faire une cépée (haute) quand les fleurs seront toutes tombées. C'est ce que je réclame depuis au moins quatre ans, mais cet arbuste a un atout majeur : il nous cache de M. et Mme Groseille quand on est sur la terrasse. J'ai donc profité de la visite et de l'appui de joli-papa pour que mon mâle dominant accepte une année sans ce paravent naturel.
J'ai aussi adopté des animaux domestiques !
Deux moutons en béton et ardoise, une truche (le vendeur appelle ça un paon, mais en vrai c'est une autre truche, dit Gabuzette), un oiseau assoiffé et une nouvelle libellule (le tuteur souple dans les lavatères à côté de la clématite).
Il y a aussi des pavots qui ont soudainement poussé à côté des coeurs de Maire et des hostas.
Et voici une vue d'ensemble :
Voilà pour mon chez-moi.

Si tu décides de venir, pense à m'envoyer un petit mail, si je suis à la maison, je pourrais peut-être te servir de guide !
Roule-moi une pelle dans le jardin, la suite !
Des nouvelles de nos plantations de petites graines.
Dans le jardin, les radis ont maintenant été éclaircis, les semis de campanules naines et d'alysse sortent le bout de leurs feuilles, et les capucines plantées dans les bacs pour accompagner mes jeunes potentilles sortent et étirent leurs petites tiges.
Les radis à côté des salades.
Campanules (ou alysses ???) semées la semaine dernière. Ouaip, il faut zoomer, et alors ?!
Capucines toutes neuves autour des potentilles.
A l'intérieur, le basilic de Gabuzette pousse vraiment bien. En ce qui concerne les tournesols et les fleurs à bisous, c'est la plus grande des perplexités au bout de deux semaines. Mais comme on n'a rien à perdre, et que l'arrosage quotidien est devenu un petit rituel avec ma fille, on continue.
Voilà les photos du jour :
Le basilic est en forme. Sauras-tu le retrouver ?
Les polygonum orientale. Tu as raison : il n'y a absolument rien à voir ici !
Aurais-je droit à mes plantes à bisous ? Rhôôô ! quel suspens, quelle vie trépidente que la mienne !
(Je précise ici à tout fan amnésique que ça fait plus de deux mois et demie que je suis en arrêt maladie et que donc j'ai cessé toute vie sociale.)
... La suite bientôt !!!
Kiss me under the garden gate
Cette année, Gabuzette et moi semons de petites graines.
Les premiers essais semblent concluants (je suis de nature optimiste : s'il y a un tout petit truc qui pousse, c'est concluant).
Fin avril, le basilic vient de germer dans ses petits pots :
Idem pour les semis en pleine terre de radis de 18 jours :
Source de mon optimisme. La chose vivante vert clair doit faire 2 mm de long. (Je suis TRES optimiste, moi, Madame !)
Du coup, j'ai ouvert les graines que j'avais récoltées de mes blanches vertes mains dans mon vert jardin.
Seule grosse incertitude : les graines ont quelques années, et stockées à la va comme je te pousse (néanmoins au noir et au sec).
Les tournesols ne m'intéressent franchement pas, mais quand je suis lancée, on ne m'arrête plus. On en a préparé 4 pots, avec 7 graines à chaque fois. C'est trop mais tant pis.
Non, ce qui m'intéresse vraiment, c'est les graines de polygonum orientale, ou renouées orientales. Les anglo-saxons appellent cette plante "kiss me under the garden gate". Avant de hurler à l'anglomanie, sache, cher fan non shakespearien, que tu peux traduire ceci par "embrasse-moi sous la porte du jardin". Mignon, non ?
J'ai découvert cette plante il y a quelques années aux jardins fruitiers de Laquenexy (village fort charmant s'il en est). Elle se trouvait dans le jardin ephémaire consacré à Bali, au milieu de bambous et d'aeonium aux feuilles bien noires. Tout dans cette association révélait la beauté de ma plante à bisous : sa tige façon canne, ses belles grosses feuilles vertes en forme de coeur, et surtout ses fleurs en épis tombants d'un rose vif. Dans mon jardin, je n'ai ni bambous balisiens, ni aeonium, ni même vrai endroit où les polygonums seraient aussi beaux, mais l'amour a ses raisons que la raison ignore : j'ai donc tenté la multiplication des petits grains.
Tout d'abord revenons sur la couleur verte de mes mains.
Une précision s'impose : c'est plutôt un vert kaki, façon kamikaze. On se documente un poil, on va dans le jardin, on oublie ses documents, et on se lance. Si, si : des fois ça fonctionne. Des fois pas. C'est surtout marrant de voir combien de micro crises cardiaques peut supporter ma voisine Marguerite quand je lui raconte mes expériences.
Mais revenons à nos bisous.
Les graines avaient été récoltées je dirais il y a trois ans. Elles étaient stockées depuis dans une enveloppe, mise dans mon classeur spécial jardin.
Car J'AI un classeur spécial jardin, que j'adore feuilleter. J'y note tous les ans ce que je plante, et surtout où, ce qui peut se révéler très pratique quand on se demande si ce qui pointe le bout du nez est du bon grain ou de l'ivraie. Je note des trucs comme le nom latin, le nom commun, la couleur et la date de floraison, la taille, etc. Depuis deux ans je note aussi l'évolution de mon jardin : ce que donnent les plantations, ce qui est faiblard, ou ce qui éclate tout... Par exemple, j'ai redécouvert la semaine dernière que j'avais planté l'an passé des oeillets à deux endroits. D'abord à l'endroit le plus évident quand on lisait les recommandations du grainetier, puis le reste au pied de mon fil à linge, sans grande conviction, et en me disant que de toute façon Gabuzette n'arrêtait pas de retourner la terre à cet endroit. Ma fille doit avoir la main très verte car c'est le seul endroit où j'aurais des oeillets ! -- Enfin UN oeuillet, pour être précise.
La première étape pour les Polyonum a été d'enlever tout ce qui restait autour des graines, puis j'ai décidé de laisser tremper les plus belles quelques heures au soleil. On est fin avril. C'est un peu tard pour ce genre d'expérience. Je verrai bien ce que ça donne.
Ensuite j'ai utilisé quatre pots biodégradables et j'ai semé le tout dedans. Un peu de terreau et hop, un bon coup d'arrosage.
J'ai déposé tout ça sur l'appui de fenêtre du salon, derrière les rideaux, et Gabuzette a été chargée de l'arrosage régulier. Notons que ce genre de pots pue un tantinet.
... La suite au prochain épisode !!!
Le reader est mort, vive le reader !
Google nous annonçait il y a quelques temps la mort future de son Reader.
J'ai d'abord relu cinq fois la discète annonce en haut de ma fenêtre reader en pensant à une mauvaise blague, j'ai pesté contre ces grosses boîtes qui font de nous ce qu'elles veulent, j'ai fouillé dans tout le web pour savoir s'il n'y avait pas un moyen caché pour que je sois la seule et dernière utilisatrice du programme, je me suis dit que ma vie heureuse de lectrice de blog assidue ne serait bientôt qu'un lointain souvenir de plus en plus vague, et maintenant je sais que Google Reader et moi nous avons vécu de bons moments, mais qu'il est temps de tourner la page. Certains résument ça par choc, colère, marchandage, dépression et acceptation.
Il faut dire qu'ils nous ont déjà fait le coup avec I-Google. J'utilisais ce service pour regrouper toutes les petites choses qui m'intéressaient et qui pouvaient être regroupées par Google.
Je vais faire une petite parenthèse ici pour expliquer à ma Maman qu'avec ce genre d'applications on peut à la fois perdre un temps fou à lire des pages et des pages du web, et aussi en gagner beaucoup en étant averti automatiquement de la parution d'un nouvel évènement dans un blog, mais aussi sur tout autre site dont le contenu est mis à jour. Je sais que ma Maman utilise l'abonnement via e-mail pour suivre mon blog, mais ce n'est pas du tout quelque chose que j'aime car je suis du genre à mettre un autocollant "stop-pub" sur ma boîte aux lettres, quitte à louper des infos de premier ordre, comme une vente flash d'escarpins roses dans le magasin d'à côté par exemple. C'est pareille pour ma boîte aux lettres électronique. Je n'y veux que du courrier personnel et désiré. Le surf, c'est autre chose. Avec I-Google, puis Google Reader, je pouvais aussi m'abonner très vite à des sites intéressants, lire les prochains messages, et éventuellement me désinsrire rapidement. J'avais une vue globale de mes centres d'intérêt. Je me suis ainsi abonnée à la pluspart des blogs de mon fan, mais aussi à des blogs d'écrivains amateurs, dessinateurs plus ou moins connus, médecins humains, jardiniers inspirés, créatifs loufoques ...
C'est en apprenant la fermeture prochaine de I-Google (septembre prochain) que je me suis rabattue sur Reader. Maintenant j'apprends que mon second choix va lui aussi fermer, et plus vite encore que le premier. Mais qu'est-ce que tu fous, Google ?
La grosse flemmarde que je suis n'avait encore pas pris le temps de faire le tour des offres gratuites de lecteurs de flux RSS du web. Je cherchais un facsimile de GoogleReader, c'est à dire quelque chose de simple, et qui ne demande pas d'intallation. Je me disais bien qu'il devait exister quelqu'un d'encore plus accro que moi à ce genre de gadgets. Accro et assez bavard pour en faire un post sur son blog. J'ai trouvé mon "clone plus" en Australie : Jullia Bobin a fait le travail pour moi et a listé plusieurs solutions pour remplacer le bidule Googlien. En plus, elle propose à celles et ceux qui la suivent via autre chose que Google Reader de jouer pour gagner quatre bons d'achat de 50 dollars Aus. pour la boutique Colette Patterns.
Allez, Google. Il est temps de mettre un peu d'espace entre toi et moi.
Moi, j'ai choisi Bloglovin comme nouveau reader.
Et toi, mon fan, qu'est-ce que tu as trouvé pour assouvir tes besoins en web 2.0 (c'est fou de se souvenir combien ce terme ringard fesait super futuriste il y a encore deux ans !)
Bon, comme il y a une vie après le web, je vais à présent acheter des poissons pour le BBQ de ce midi, puis j'irai chez mon pépinièriste préféré pour acheter des spirées blanches ou roses, des potentilles, des physocarpus, ou des hortensias roses (oui Papa !) pour mettre dans les bacs rectangulaires de la terrasse. Tu sais, ceux où il y avait des bambous qui sont passés de vie à trépas l'an passé (voir ici). Je suis déjà allée voir le choix hier soir mais je ne suis pas encore décidée. Tu votes pour quel arbuste, toi ?
Allez viens te battre, l'printemps : je suis prête !!!
La robe McCall's M6557 a été mon deuxième exercice de rééducation maison.
Comme j'en ai pris l'habitude, je me suis mesurée consciencieusement, sans même rentrer le ventre ni faire ressortir mes nénés façon Marilyn : aucune triche, quitte à me saper le moral ! D'après le tableau des tailles, il me faut une taille 16. Craniche ! la pochette de mon patron s'arrête au 14. Je trouve donc un compromis et je l'agrandis en largeur à une taille 15, grosso modo.
J'ai sorti mon joli tissu fin et fleuri acheté l'été dernier chez Myrtille, à Quimper (ouééé ! j'ai enfin réussi à y aller !!!) spécialement pour cette robe. J'ai acheté le tissu rose contrastant chez Mondial Tissus, et le bouton en nacre vient du fond de ma boîte magique.
J'ai vécu un grand moment de doute lors de la découpe du tissu : je l'ai acheté alors que je ne me souvenais plus du bon métrage et il manquait 60 cm. Mais heureusement l'imprimé n'a pas vraiment de sens donc j'ai réussi à m'en sortir.
Comme tu le vois, j'ai opté pour une robe C, avec le corsage dos B.
Maintenant que la robe est finie, je me rends compte que ce dos n'est franchement pas pratique à porter : la jupe, lourde, tire sur la ceinture derrière, et j'ai dû me bagarrer avec l'ourlet de la jupe pour obtenir quelque chose de droit. (D'ailleurs, je pense retoucher cet ourlet rouloté pour faire un rouloté "laitue".) En plus je ne peux pas porter de soutif. M'enfin c'est joli quand même, hein, sur la pochette ? Ah oui, aussi, ne me félicite pas pour ma nouvelle grossesse : c'est juste que la coupe de la robe fait ressortir mon ventre. Classe, non ?
Venons-en à présent à la vraie raison de mon profond désamour pour cette robe : Madame McCall est une grosse tricheuse quand elle prend ses mensurations ! Je ne fais finalement pas le moins du monde une taille 16, mais une taille 12. Vu le drapé du corsage, je n'ai pas pu faire d'essayage très rapidement, donc c'est une fois la robe quasiment terminée que j'ai pu m'en rendre compte. J'ai dû ôter 16 cm au moins de tour de taille. Ça c'est gérable. Là où ça l'a moins été, c'est pour le haut du corsage. Il y avait 12 cm de trop aux épaules. La seule solution que j'ai trouvée a été de couper sauvagement la chose et de rajouter des fanfreluches contrastantes pour justifier le tout. Je n'ai pas trouvé de réelle solution pour le dos. Il continuera à bailler et à être moche.
Voilà donc ce que je voulais obtenir :
Et voilà le résulltat :
Sinon, j'a bien entendu gagné 1.342 points d'un seul coup auprès de ma fille car ENFIN j'ai une robe qui tourne ! C'est une vraie coupe soleil.
Je suis comme ma fille : j'aime les robes qui tournent. C'est tellement féminin et vaguement Laura Ingals. Sauf que bon, je dois bien regarder les choses en face : ce n'est pas la forme qui me met le mieux en valeur.
Ah ! Et puis je n'ai pas d'escarpins roses qui vont avec cette robe ! (Horreur !)
M'enfin, aujourd'hui le soleil est là, et il fait bon dehors. Je vais donc être de bonne humeur !
A bientôt !
Comme sur des roulettes
Aujourd'hui Gabuzette a profité d'un poil de beau temps (ou de moins mauvais temps que d'habitude) pour ôter les petites roulettes de son vélo.
Gabuzhom lui a d'abord appris à rouler en équilibre, et les "grands" voisins sont arrivés avec leur vélo pile poil au bon moment pour la motiver.
Nous avons tous eu quelques frayeurs.
Ici, l'oreille peu exercée du profane n'aura peut-être pas compris ce que Gabuzette a dit en réalisant qu'elle a failli s'encastrer dans ma Micra. C'est un truc du genre "Oh, encore un peu et la voiture jaune était comme la bleue (on voit sur le vidéo qu'on s'est fait rentrer dedans récemment). Mais la bosse aurait eu la forme de mon guidon !".
Voilà le résultat au bout d'une heure environ :

































































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